Histoire d’une faillite bancaire au Canada

Le 4 juin 1996, environ 2 600 Canadiens apprenaient qu’ils n’avaient plus accès aux économies qu’ils avaient confiées à leur institution financière. Ils avaient déposé un total de 42 millions de dollars auprès de la Société d’Hypothèque Security Home de Calgary, qui avait par la suite fermé définitivement ses portes. Cette nouvelle a dû momentanément donner froid dans le dos à tous les clients de cette institution financière. Heureusement, Security Home étant membre de la Société d’assurance-dépôts du Canada (SADC), les dépôts assurables de ses clients étaient protégés jusqu’à concurrence de 60 000 $ par catégorie d’assurance-dépôts. La protection étant automatique et gratuite, personne n’a eu besoin de remplir ou de soumettre une demande d’indemnisation. Le remboursement des dépôts assurés a été fait automatiquement. En l’espace de trois semaines, la SADC avait remboursé tous les dépôts assurés.

C’était il y a 20 ans. Aujourd’hui, la SADC peut rembourser les déposants en quelques jours. Depuis sa création, en 1967, la SADC a dû intervenir auprès de 43 institutions membres en faillite, dont Security Home. En fait, au cours des 50 dernières années, la SADC a indemnisé plus de deux millions de personnes qui avaient confié environ 26 milliards de dollars de dépôts assurés à des institutions membres qui ont fait faillite. Et pas une de ces personnes n’a perdu un seul de ses dépôts assurés.

Même si les banques font rarement faillite au Canada, la SADC est là pour protéger les dépôts confiés à ses institutions membres, qu’elles soient petites ou grandes. Dans le cas des grandes banques, la SADC ferait en sorte que les déposants continuent d’avoir accès à leurs dépôts et à leurs services bancaires habituels.

Mais la SADC ne protège pas tout. Par exemple, les actions, les obligations et les fonds communs de placement ne sont pas protégés. Les dépôts en devise (en dollars américains, par exemple) non plus – c’est bon de le savoir.

Faites ce qu’il faut pour protéger votre argent. Renseignez-vous sur les institutions membres de la SADC, les catégories d’assurance-dépôts et le plafond de protection. Parlez à votre conseiller financier ou informez-vous sur la SADC auprès de votre institution financière.